Mon coming out psy a apparemment déclenché une vague d’émotions sans précédent. Pour approfondir le sujet, je vous livre quelques tests de Rorschach auxquels je me suis adonné à partir d’un certain nombre de consultations privées, particulières, en un mot intimes avec des sujets en plein transfert. En toute éthique Mr Sin bien sûr…
Elle No 1 en levrette
Elle No 2 en Andromaque
Elle No 3 et le Cunnilingus
Prologue : C’est la gay pride aujourd’hui, la journée de toutes les sexualités et au milieu de cette foule, je vais vous livrer une de mes vérités.
Ne vivons nous pas dans un monde merveilleux ?
Surtout quand le meilleur de l’amour est un bas-les-masques.
Détrompez vous, je conçois la simulation comme un acte d’amour. Quel qu’en soit le sens, votre vérité est la notre.
Le lit, la cuisine, la voiture, les toilettes d’un resto, un parc sont des endroits d’une grande duplicité sexuelle où deux mensonges peuvent s’imbriquer attachés, sur une table, à l’arrière, au dessus d’une lunette ou derrière un arbre pour donner lieu à la naissance d’une vérité, celle de la jouissance partagée dans le mensonge.
Une confession, j’aime démasquer ce mensonge.
Il lui arrive de simuler le prolongement de son orgasme clitoridien pour m’amener à mon bon plaisir.
Charité bien ordonnée que je ne peux que bien récompenser. C’est finalement à ce moment qu’enfin je la regarde, que je l’écoute dans toute son exagération, je souris et je patiente encore un instant alors qu’elle voudrait en finir.
Sans pouvoir le contrôler, elle va se renfermer sur moi et se piéger elle-même…
C’est à ce moment que la sexualité de Mr Sin se révèle. Je vais l’embarquer, la prendre à son propre jeu, la bourrer à rebours et ne plus rien laisser d’elle.
Son sexe se contracte autour de ma verge, elle va bientôt passer du désagrément au plaisir décuplé, mon moment préféré où elle basculera son bassin en arrière, ses seins gonflés en avant, reconnaissant les effets de mes coups de hanche bien cadencés et du frottement appuyé de mon bas ventre entre ses cuisses.
Elle va devenir silencieuse, le souffle coupé, prise en flagrant délit, démasquée. Puis va s’abandonner dans une rafale de cris.
J’en jouirais presque avec elle.
Je me suis donc penché sur la psychanalyse. Par intérêt bien senti et particulier, évidemment. Laissez vous guider dans ma démarche.
Allongez vous, dégrafez votre soutien gorge, enlevez votre culotte. Détendez vous, ne croisez pas les jambes.
Que voyez vous ?
Et là, que voyez vous ?
Pour celles qui ont pensé à mon sexe bandé, gland gonflé, vous êtes en plein transfert, méthode Sin. Vous avez fatalement envie de moi. Ne paniquez pas, relaxez vous, écartez les jambes, laissez moi vous expliquer.
Le transfert est le terme utilisé par Freud pour désigner le processus par lequel le patient (vous) fait inconsciemment du thérapeute (moi) l’objet de réactions affectives.
Le transfert est un lien affectif intense qui s’instaure de façon automatique de vous à moi.
L’établissement de ce lien affectif intense est incontournable et indépendant de tout contexte de réalité.
Le transfert est la révélation de tendances et de fantasmes qui doivent êtres réveillés et rendus conscients par les progrès dans l’analyse et dont le trait caractéristique est de remplacer votre copain, mari, votre main ou plug par moi.
Parfait, je souhaiterai donc vous revoir le plus rapidement possible pour approfondir et poursuivre la méthode en passant à la phase exploratoire.
Prune: Ai trop envie, maintenant
Mr Sin: Très compliqué à gérer là, non ?
Prune: Bain bouillant
Prune: Huiles essentielles
Mr Sin: Tu veux me cuire, à l’étouffé ?
Prune: Sors la grosse artillerie. Passe sur Skype, allume ta caméra et montre la moi. Il n’est pas là !
Mr Sin: Ça te coûtera 50 euros de la demi heure et pourquoi ?
Prune: Ton regard fait toujours 4 kilomètres de long quand je te vois, surtout chez moi. Ta bite je suis sur, un peu moins. Mais je veux vérifier…
Prune: Tu sais ça?
Mr Sin: Non ! Mais j’étais au courant pour ma queue. Ça veut dire quoi ?
Prune: Tu n’exprimes qu’un dixième de tes raisonnements, Sin
Prune: Tes yeux me parlent, tes couilles me causent
Mr Sin: Quelles bavardes celles-là !
Prune: On y devine tes lectures, tes images et tes envies
Mr Sin: Suis un capricorne, transparent pour ceux qui ne comprennent pas !
Prune: Ne savais pas
Prune: Capricorne poivré
Prune: Que tu es trop bon, épicé
Mr Sin: Flatte moi encore, remue moi, branle moi
Prune: A présent, pour un temps, sois sympa, ne viens pas faire chier avec ta langueur, ton rappel à ce qui devrait être et qui n’est pas, ce qui sera et ne sera pas
Prune: Je suis grande, je connais tes ficelles, je vais te niquer, propre et net, le reste on verra
Mr Sin: Ouah
Mr Sin: Impressionnante révolte contre le vent, veux dire le temps, ma brune
Prune: Peau de vache
Mr Sin : Salope
Mr Sin: Prune, sommes nous voués à nous frôler en permanence ?
Mr Sin: Avec quelques moment de grâce
Prune: De vérité, de parole
Mr Sin: D’alcool et de sexe
Prune: Espère pas
Mr Sin: Espère rien
Mr Sin: En même temps, c’est l’effet que tu me faisais
Mr Sin: L’autre soir ! La douce moiteur rêvée de tes lèvres
Mr Sin: Qui emmenée en souvenir dans la nuit
Mr Sin: Revient en boomerang en envie
Prune: A chaque problème, une solution…
Mr Sin: Ah oui ?
Mr Sin: Hier soir c’était la masturbation pour moi et toi ?
Prune: Parfait, pour moi, venteprivée.com
Mr Sin: Limité
Mr Sin: Au lieu de la fellation …
Prune: Seul, c’est pas simple
Mr Sin: Beaucoup de souplesse, cela demanderait
Mr Sin: Et une imagination de tordu. Ce que Mr Sin a…
Prune : Sin, c’est très prometteur tout cela. Et si je le rencontre, ce pêcheur, je lui ferai son affaire, crois moi
Mr Sin : Je ne crois pas. C’est un gros queutard. Et puis, tu seras trop occupée à gérer tes émotions, l’intensité de sa pénétration…
Prune: Huuuuum, je l’aurai
Prune: Parce que je ne le prendrai pas par la queue
Prune: Il tombera par la tête
Prune: A la régulière
Mr Sin: Rien est la régulière avec Mr Sin. Il faut le prendre là où il ne l’attend pas.
Mr Sin de penser : “Je coupe, je n’en peux plus, j’ai envie de l’avoir pour moi, rien que pour moi”
Deux intermittents du cul, classe ligue d’improvisation, voilà ce que nous sommes, avec des jours de grand amateurisme.
Je sors de réunion alors que mon Black Berry vibre « Peach ». Afflux sanguin, soudaine oxygénation puis petite hyperventilation, bref tous les symptômes des préliminaires.
Peach: t’es ou ?
Mr Sin: 30 secondes de ton bureau, au bout du couloir
Peach: arrête
Mr Sin: et si, salle 106
Peach: super, ça tombe bien, tu vas pouvoir me baiser dans la salle de bain à côté des toilettes femme. Tu as 5 minutes, le temps de ma pause
Je m’exfiltre grâce à un simulacre affligeant, en plaquant mon Black Berry éteint sur mon oreille, et tel un super héro en plein envol vers un probable forfait, je trace dans le couloir. Les quelques mètres me séparant d’elle me suffisent pour me mettre en « rut ».
Je la retrouvais s’appliquant un peu de gloss sur les lèvres, déjà impatiente. Elle me fait basculé par le col à l’intérieur de la cabine. A l’extérieur, Red District oblige, une lumière indique que la cabine est occupée “ici on baise”, histoire de lever toute ambiguïté sur le spectacle en cours. Rideaux fermés.
Du col, elle passe à ma braguette pour saisir mon membre qu’elle enduit dans sa paume de son gloss.
Je mate mon érection glamour, luisante et brillante, elle se retourne puis l’ajuste entre ses fesses.
Passablement essoufflé, défroqué et braguette béante, je m’assieds dans le taxi à coté du partenaire. 5 minutes ? Gloss et levrette compris, record presque battu et quelle chorégraphie…
« Sin, un conseil pour votre carrière, faut arrêter la baise sauvage et vous concentrer sur vos dossiers ». Il sourit, il a été un sinner, c’est pour cela qu’il m’a embauché
Je te tiens
Tu me tiens
Pour une belle branlette
Le premier de nous deux qui jouira
Aura une tapette
PS : tapette peut être remplacé par levrette ce qui, compte tenu de mes préférences sexuelles, laisse peu de doute sur l’issue du tirage…
Tout comme certains avec l’enfant unique, je me suis persuadé que je ne pouvais laisser Peach seule. Une seule amante officielle, jamais je ne progresserai. Je m’ennuierai dans cette relation partielle et intermittente.
Alors je me suis mis en quête de diversité. De la pulpe, de la chaire et du plaisir, à secouer, agiter pour doubler le plaisir sans amertume…
On s’est trouvé par hasard samedi soir. Le silence de sa cuisine livrerait toute sa vérité : une catin qui s’ignore, pute et brune, Prune.
C’est là dans ce lieu d’une banalité domestique affligeante qu’un jeu de regards a tout fait basculé. Regarder n’est pas tromper, me direz vous, c’est sans vous raconter la suite…
Je me redresse après avoir sorti du cellier une bouteille de Moet. Je croise une première fois son regard, porté sur mes fesses. Strabisme érotique ? Ai je rêvé ? J’insiste et porte mon regard sur son décolleté, histoire de remettre les compteurs presque à zéro.
Je prends le shaker, lui tourne le dos, attrape la glace et la pile en cadence. Petits coups secs, hein, hein, hein… C’est bon de passer sa nervosité sur de la glace.
Je me retourne, même regard fixe. Un silencieux « Prends moi » murmuré du bout des lèvres. Je n’y crois pas. Sa respiration haletante, ses seins gonflés. Elle a envie de me montrer son envie.
Les coupes, les glaçons, je secoue le tout nerveusement tout en la matant du coin de l’œil. «Tu me fais signe quand tu as besoin de moi». Je m’écarte fébrilement, évite son contact et m’adosse contre le bar. Elle sort de sa cuisine. Va t elle se retourner ? Elle se retourne, le visage masqué par sa chevelure ! Je déglutine mon hallucination, descends deux verres et essaye de calmer mon érection montante.
Elle est ce genre de fille qui déclenche toute sorte d’envies, super sexuée, du moins pour qui a un minimum de sensibilité, un peu de sens commun et esthétique et beaucoup de frustrations…
Ah oui, j’oubliais, Prune est la femme de mon meilleur ami.
Elles sont trois à avoir annulé des dîners crapuleux cette semaine (aucune n’avait une paire qui joue aussi haut que celle de notre pin-up du jour). Elles réintègrent toutes leur chaumière suite à l’élimination annonçée de nos footeux. Voyez à quoi tient la fidelité… Décidément cet euro aura été très décevant, à bien des points de vue.
Peach: salut Sin
Mr Sin : salut Peach
Peach : t’es ou ?
Mr Sin: ds mon bureau
Peach: réunion avec toi même ?
Mr Sin: et oui ![]()
Peach: post it :
Peach: se souvenir qu’à la prochaine coupe de monde
Peach: on fait l’amour le soir d’un match de la France
Peach: rues délicieusement désertes, halls vides, porches accueillants…
Peach: et qui ne saute pas n’est pas français, hein Sin
Peach de penser : “Voilà pour le chauffer”
Mr Sin : ![]()
Peach: coco ou pas?
Mr Sin: non
Mr Sin: juste un petit coup de Prodigy
Mr Sin: 1000 pct d’adrenaline, ca suffit pour se finir en fin de semaine et préparer la soirée
Mr Sin: que du brut
Mr Sin: de la testostérone
Mr Sin: du mâle
Peach: c’est quoi du prodigy? ![]()
Mr Sin: de l‘electro
Peach: jamais pris autre chose que du paracetamol, du citrate de betaine
Mr Sin de penser : “Et des bites”
Mr Sin: pas pour toi Prodigy
Mr Sin: c’est du truc pour sinner, tu es trop douce ![]()
Mr Sin de penser : “cette blonde est réglée pour se faire sauter…”
Peach: c’est quoi ton problème?
Peach: t’as une vie complète, remplie, Sin
Mr Sin: suis un adulte terrible, version âgée du sale gosse ![]()
Peach: t’aimes pas mon humour mon petit démon ?
Mr Sin: non.
Mr Sin de penser : “Je veux me bouffer une pêche”
Mr Sin : tu veux te faire un truc à 3 la semaine prochaine ![]()
Peach: non aucune envie. Autant te le dire cash. Je n’ai envie que de toi
Mr Sin: si c’est pas ballot
Mr Sin: alors Vibre
Peach: vibre comment?
Mr Sin: ben comme cela
Mr Sin: PING!!! ![]()
Mr Sin: aller je viens sonner à ta porte pour te bouffer sur la table de ta cuisine
Peach: me bouffer la chatte?
Mr Sin: mais non jamais d’oral entre nous ![]()
Mr Sin: que du concret, que du dur
Peach: putain tu me fais envie là. Avec mon bol tu seras au mieux la dans une heure et dans 1 heure je n’aurai plus envie!
Peach de penser : “Pour le doucher”
Mr Sin: ds 1 heure Je suis chez toi.
Peach: c’est vendredi 13
Mr Sin : merde, y a pas de fatalité !
Peach : et cette main baladeuse sur mon ventre
Peach de penser : “Pour le rincer”
Mr Sin: Mmmmm ![]()
Peach: cette main dans la surface de décision
Mr Sin: frissons partout. Putain les Italiens viennent de s’en prendre un
Peach: manipule moi, ceinture moi !!!
A suivre….













