Sin In the City


Traquenard (ré-édition)
21 juillet 2008, 23:39
Classé dans : Sour | Mots-clefs:

Combien de temps une non-relation faite d’actes manqués peut elle tenir ?

Ce soir, elle avait décidé de prendre le malin par la corne, pas de préliminaires et rendez vous dans un hôtel parisien au design érotico-chic : j’annonce la couleur, rouge pourpre comme un rouge à lèvres Chanel ou des escarpins Louboutin, un feu de cheminée en pleine été. Chaud pour celui qui n’avait pas baisé depuis plus d’une semaine.

Je passai par le bar, vide, descendre un cocktail improvisé pour me mettre en jambes, quelques mises en bouche au coin du bar où ces quelques mots ont du être cent fois susurrés à l’oreille: “On monte ? Je suis en chaleur”. Langue comprise.

SMS reçu, “chambre 69″. Rafraîchissant. Saviez vous que l’expression “mastard” s’applique aussi à ce que je sentais monter dans l’ascenseur, remonté par nombre de flashes érotiques, sorte de film de mes envies de celle que je n’ai pas encore montée.

La bestialité de mon envie, s’abandonner à ses propres pulsions, est une chose finalement avouable. Savoir que c’est ma queue qui me faisait courir la langue pendue répondant à l’appel de sa chair. Cette sensation du frottement de mon gland contre le tissu de mon pantalon alors que je me pressais vers sa chambre me comblait de rougeur.

Et qui crierait au loup ? Pas vous ! Je tombai sur une femme de chambre, sourire, une très jolie kabyle que je reluquai. J’accrochai son regard que je faisais descendre sur ma bosse très visible. Elle rit et je m’en réjouissais, enfin pas encore.

Je traçai donc dans le couloir, sonnai à la porte, m’engouffrai puis m’allongeai sur le lit.

Je vis ce que vous voyez, un décor conditionné pour la volupté, teintures de velour rouge, photos de Newton (y compris une de mes préférées, je vous laisse deviner laquelle !). Il manquait à peine les glaces au plafond pour ceux qui aiment reluquer.

Mains agitées, souffle court, je me redressai et passai une tête dans le cabinet de toilette : pas d’agent provocateur, vide…

Où était elle ? Que faisait elle ? On frappa à la porte, la femme de chambre me présenta un seau à champagne, une bouteille de champagne rosé. Un petit sourire, je me retins de lui passer une main entre les cuisses. J’attendais ma pute brune, Prune. Je me servis une coupette en compagnie de la soubrette.

Trois verres me mirent à l’envers. Je suffoquai de désir, ma tête tourna, je me fis embarquer par la beurette et piquai du nez dans l’édredon, sa main finalement sur mes fesses pour me redresser. Elle me pressa et j’enfouis mon nez contre la plume entre ses cuisses, la poule. Balancé, je faiblissais et me sentis partir, je partais.

Une illusion, un rêve, c’était 24 heures après mon dîner manqué avec Prune, 24 heures à somnoler et je me réveillais enfin d’un sommeil agité, comme aux plus belles heures de mon adolescence, d’une belle pollution nocturne, “en nage” de comprendre qu’à ce niveau de déraison et de virtualité, seules des vacances pourraient me tirer de cette passion.


5 commentaires jusqu'à présent
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A trop vouloir programmer et organiser
c’est un coup à ce que tout soit raté
Et quand on est extrêmement fatigué
Ne rien prévoir, dormir… tu l’ignorais ? ;-)

Commentaire par Multi-sourires

C’est con, tu aurais eu largement ta place dans Stupre 1 avec ce texte…

Commentaire par Jeff

Pas mieux que Jeff. Chouette texte.

Commentaire par Kalamity Elle

Je ne sais pour vous, mais pour moi qui y croyais aussi, les vacances n’ont pas eu l’effet escompté… Demain j’arrête de boire la tasse dans le virtuel ! Si si !

Commentaire par cali

Tu as disparu?

Commentaire par Mina




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